Sur les 25 femmes nominées, 5 ont remporté la Khmissa. Bravo à toutes !
Le public a voté. Les cinq lauréates de Khmissa Lesieur 2007, choisies pour leur exemplarité dans l'action, leurs qualités humaines et éthiques, le respect des valeurs et leur niveau d'engagement, sont :

Fatima El Maghnaoui, vice-présidente de l'Union de l'action féminine et directrice du centre d'aide aux femmes battues Annajda, à Oujda, pour la catégorie Action sociale et humanitaire, Elgaraa Leïla, championne recordwoman du monde au lancer du poids pour la catégorie Sport, Nouzha Mkinsi, directrice générale de la CGI, pour la catégorie Administration et service publique, Hind Benjilany, artiste-peintre et céramiste pour la catégorie Arts et cultures, et Oumama Aouad Lahrech, directrice de l'Institut d'études hispano-lusophones à l'université Mohammed V de Rabat, pour la catégorie Sciences, recherche et développement.

La remise des prix qui a eu lieu le samedi soir au Palais des congrès à Marrakech n'a cependant pas manqué de susciter tout un débat concernant surtout la nomination des lauréates pour la catégorie arts et culture, et sciences, recherche et développement.

En effet, tout le monde, dès le départ avait misé sur la nomination de Leïla Marrakchi, réalisatrice du film Marock, et Meriem Chadid, première femme astronome marocaine, toutefois, le public en a décidé autrement. «En fait, dès l'annonce des 25 nominées en janvier, ce sont les candidates qui vont faire leur propre campagne. Et là c'est vraiment tout sauf démocratique.
C'est pour cette raison qu'elles sont déjà des héroïnes et la remise des prix n'est enfin de compte qu'un détail », explique Belkacem Boutayeb, secrétaire général du comité d'éthique.

La soirée a également été l'occasion pour rendre hommage à dix femmes qui se sont engagées et qui ont milité pendant des années dans l'action politique : Nouzha Skalli du PPS, Mounib Nabila du PSU, Milouda Hazib du PND, Latefa Jbabdi de l'USFP, Houria Cherif El Houat de l'ex. OADP, Fatna Lbouih, membre de l'Observatoire national des prisons, de INSAF et de Forum Justice et Vérité, et Amina Bouyach, présidente de l'OMDH.

Un hommage posthume a également été rendu aux militantes Touria Sekkat, Saïda Menebhi et Habiba Zahi, membre de la CDT.
Le seul hic, c'est qu'à aucun moment de la soirée, les
organisateurs n'ont pensé à donner la parole à ces dames.
Dommage, car le plus important ce n'était pas qu'elles défilent mais plutôt les messages qu'elles ont à faire passer. Quant à celles qui n'ont pas gagné, peu importe, car ce qui compte c'est ce qu'elles ont accompli, et ce n'est sûrement pas une khmissa qui changera quelque chose à leur mérite !

Source Dounia Z. Mseffer | LE MATIN